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  • Actualités Sep

    Sclérose en plaques : « Le Sativex offre une

    alternative précieuse »

    Le Monde.fr | 10.01.2014 à 10h56 • Mis à jour le 10.01.2014 à 11h19 |Par Chloé Hecketsweiler

     

    Le professeur Patrick Vermersch, chef du service de neurologie de l'hôpital de Lillea suivi une vingtaine de patients dans le cadre de l'essai clinique sur le Sativex.

     

    Le Monde : Que va changer le Sativex pour les patients atteints de sclérose en plaques ?

    Patrick Vermersch : Il offre une alternative précieuse pour les patients qui souffrent de contractures involontaires des muscles (spasticité), et qui ne réagissent pas aux traitements habituels. Cette manifestation de la maladie est habituellement contrôlée avec du Baclofène, mais ce médicament ne soulage pas tous les patients. Ces symptômes sont très invalidants, perturbent souvent le sommeil, réduisent la mobilité, etc. Il y a eu beaucoup d'avancées dans le traitement de fond de la sclérose en plaques, mais de nombreux symptômes, comme la spasticité, ne sont pas toujours contrôlés pas les traitements actuels

     

    Quelles sont les limites de ce médicament ?

    Tous les patients n'y répondent pas positivement. Il faut attendre quelques semaines pour mesurer l'effet du traitement et décider de le poursuivre ou non. Des patients fragiles, qui ont par exemple des troubles de la mémoire ou des phases de dépression, peuvent avoir éventuellement quelques effets secondaires. Il s'agit des symptômes pas toujours bien visibles de la maladie et nous devons nous assurer qu'ils ne sont pas aggravés par le Sativex.

     

    Faut-il craindre des abus ?

    L'usage de ce médicament sera limité : quelques milliers de patients sur les 80 000 atteints de sclérose en plaques. En outre, il ne s'agit pas de donner du cannabis à nos patients, mais de leur délivrer un médicament au dosage extrêmement précis. La quantité de THC, la substance responsable de l'effet euphorisant du cannabis, est limitée et son impact modéré en raison de la présence d'autres molécules qui empêchent un phénomène de « pic ». Ce qui se passe dans les autres pays où le Sativex a été lancé est d'ailleurs très rassurant

  • GROUPE SEP (slérose en plaques) à DAX

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    Venez partager un moment de convivialité, d'humour et d'échange. 

    Marie Noëlle ainsi que les autres membres du groupe de discussion vous recevront les 3ème samedis du mois dans les locaux de la délégation départementale de l'APF à Dax de 14h à 17h.

    Prochaines rencontres:

    - Samedi 19 octobre 2013

    - Samedi 16 novembre 2013

    Pas de rencontre en décembre.

     

    Besoin de renseignements:

    Délégation Départementale: 05.58.74.67.92

    Par courriel: dd40@apf.asso.fr


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  • sep (blog)

    La sclérose en plaques

    SEP, Multiple sclerosis, MS, SP

    Site d’information sur la sclérose en plaques, la maladie, les traitements, la vie au quotidien, des témoignages, des adresses etc.

     

    En lien avec le site national de l’APF, les blogs des délégations départementales APF et les nombreux services de l’APF. A consulter la liste des référents SEP dans les délégations.


    Clic      >>>>     http://www.sclerose-en-plaques.apf.asso.fr/

  • Science Sep


    Sclérose en plaques : les hormones masculines, un traitement d’avenir

     

    Les premiers résultats ont montré que dans les deux cas, le cocktail hormonal a permis la régénération des oligodendrocytes, cellules qui constituent l’élément principal des gaines de myéline.

    Les premiers résultats ont montré que dans les deux cas, le cocktail hormonal a permis la régénération des oligodendrocytes, cellules qui constituent l’élément principal des gaines de myéline.

     

     

     

     

    Selon les travaux publiés dans la dernière édition de la revue Brain, des chercheurs français auraient montré que les hormones androgènes, telles que la testostérone et ses dérivés, pourraient permettre de traiter certaines maladies de la myéline, dont fait partie la sclérose en plaques. 


    En France, cette maladie neurologique auto-immune chronique du système nerveux central touche plus de 80 000 personnes, et chaque année, 2 000 patients sont nouvellement diagnostiqués. Multifactorielle, la sclérose en plaques (SEP) se définit par une démyélinisation des fibres nerveuses, et se caractérise notamment par des troubles de la motricité. 

    Entraînant une mauvaise circulation de l’information le long des neurones et une inflammation du système nerveux central (SNC), cette affection est particulièrement handicapante, d’autant plus qu’il n’existe, à l’heure actuelle, aucun traitement curatif. 

    De nombreux travaux antérieurs avaient permis de montrer que les hormones jouaient un rôle dans la survenue de cette maladie. Toutes les études épidémiologiques le confirment : les femmes sont deux fois plus atteintes que les hommes. Par ailleurs, il a été constaté que les symptômes de la SEP étaient légèrement moins marqués chez les patientes enceintes. 

    Partant de ces différents éléments scientifiques, Said Ghandour, de l’Université de Strasbourg, et ses collègues du Centre national de recherche scientifique (CNRS), en collaboration avec des chercheurs de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale et de l’Université Paris-Sud, ont injecté durant 6 à 9 semaines de la testostérone ou de la 7-alpha-méthyl-19-nortestostérone (MENT), une molécule de synthèse analogue, à des souris dont les fibres nerveuses du cerveau avaient été préalablement démyélinisées. 

    Les premiers résultats ont montré que dans les deux cas, le cocktail hormonal a permis la régénération des oligodendrocytes, cellules qui constituent l’élément principal des gaines de myéline. Très vite, les chercheurs ont pu constater une remyélinisation des neurones du SNC des rongeurs. 

     Par ailleurs, ils ont montré que c’étaient les récepteurs des hormones androgènes qui jouaient un rôle essentiel dans la remyélinisation des fibres nerveuses. Ces travaux ouvrent de nouvelles pistes thérapeutiques pour lutter contre la SEP et les maladies apparentées.