Actualités - Page 29

  • Actualités science

    Un blog APF pour les personnes en difficulté d’élocution suivez le lien

    (http://unikom.blogs.apf.asso.fr/).          

    Pour une communication facilitée voici la nouvelle version de COMOOTY

    La société EZOOTY commercialise une nouvelle version du logiciel d'aide à la communication Comooty. Fonctionnant sur tablette tactile Android, la nouvelle version de COMOOTY propose aujourd'hui deux évolutions majeures : 

    * la présence d'un bandeau permettant de composer des phrases à l'aide de plusieurs pictos/photos

    * la possibilité de choisir l'organisation de la page (place des catégories, avec ou sans bandeau)

    http://rnt.over-blog.com/categorie-70736.html


    http://ddata.over-blog.com/0/33/85/55/pdf/EZOOTY_communique_sortie-COMOOTY2-fev2013VF.pdf

  • Actualités

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    Mars 2013

    Projet de loi de refondation de l’Ecole de la République

    Marie-Arlette CARLOTTI se réjouit que le projet de loi de refondation de l’Ecole de la République ait permis de prendre en compte le rôle de l’école inclusive et la mission de scolarisation des élèves en situation de handicap. Le Ministre de l’Education Nationale l’a d’ailleurs souligné dans son intervention.

    Cependant, l’introduction à l’Assemblée Nationale de l’amendement 274 a créé de nombreuses confusions et débats que Marie-Arlette CARLOTTI comprend pleinement.

    L’inclusion des enfants en situation de handicap dans l’école de la République est une priorité du Gouvernement.

    La poursuite des débats au Sénat permettra de prendre en compte ces éléments.

    La loi de refondation de l’école de la République est une étape vers une meilleure scolarisation des élèves handicapés. Cette dernière fait l’objet d’un chantier de modernisation de l’action publique. Elle est également au cœur des travaux du groupe de travail mis en place par Marie-Arlette CARLOTTI et George PAU-LANGEVIN, Ministre déléguée en charge de la réussite éducative, sur la professionnalisation des assistants de vie scolaire qui rendra prochainement ses conclusions.

  • Actualités sexualité

    L’Essonne invente le service public de l’aide sexuelle

    Ce type d’assistance, illégal en France, pourrait être proposé à des personnes handicapées par le conseil général.

    FLORENCE MÉRÉO | Publié le 21.03.2013, 07h27

     

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    Des « témoignages électrochocs ». Comme celui que lui a livré cette maman, en plein désarroi face aux premiers émois sexuels de son adolescent tétraplégique. C’est le point de départ de la réflexion de Jérôme Guedj, le   du conseil général de l’Essonne, qui prône aujourd’hui « une intervention solide de la puissance publique sur la question de la sexualité des personnes handicapées ». 


    Dans le département qu’il préside, l’élu travaille à la mise en place du premier service public de l’éveil à la sexualité. Une aide qui se ferait via les services d’accompagnement à la vie sociale (SAVS), ces structures médico-sociales pour les adultes handicapés financées par le conseil général et gérées par des associations. Des salariés volontaires de ce service, après avoir été formés, pourraient pratiquer une forme d’assistance sexuelle. « Uniquement pour les personnes lourdement handicapées qui n’ont pas la maîtrise de leur corps », précise Jérôme Guedj, qui a fait inscrire la notion « d’assistant sexuel » dans le schéma départemental en faveur des personnes handicapées qui sera voté lundi.

    Un rapport en 2011 préconisait sa légalisation

    « Cette initiative, une première en , me paraît très intéressante, se réjouit Pascale Ribes, vice-présidente de l’Association des paralysés de France (APF). Il y a un véritable déni de la dimension sexuelle des personnes en situation de handicap. Cela empêche beaucoup d’entre elles de se construire en tant qu’être humain sexué. Qu’une collectivité dépasse ainsi les tabous et tente de répondre à la problématique, c’est très encourageant. L’éveil sexuel, cela passe aussi bien par l’approche de la nudité que par le toucher, les massages et l’acte en lui-même », décrypte-t-elle.

    La question de l’assistance sexuelle revient régulièrement dans le débat en France. En 2011, le député Jean-François Chossy (UMP) a rendu un rapport préconisant sa légalisation. Actuellement au cinéma, le film « The Sessions », de Ben Lewin, traite sans tabou ce sujet. On y suit avec humour et tendresse le parcours du poète Mark O’Brien, qui, à 38 ans, perd sa virginité grâce à Cheryl, une incroyable assistante sexuelle.

    Face à la complexité de cette question, Jérôme Guedj sait qu’il lui faudra jongler avec les subtilités juridiques. Si aux Pays-Bas, en Suisse, au Danemark, en Belgique et dans certains Etats américains, l’assistance sexuelle est légale, en France, elle est considérée comme une forme de prostitution. Et tout système d’organisation autour d’elle s’apparenterait à du proxénétisme. C’est pourquoi le député insiste sur la non-rémunération de l’activité.

    Mais le Comité consultatif national d’éthique (CCNE), qui vient de rendre un rapport défavorable sur les assistants sexuels, reste prudent. Le professeur François Beaufils, rapporteur de l’avis, ne veut pas juger l’initiative actuelle, mais rappelle que d’autres problèmes que celui de la marchandisation du corps se posent. « Le fait de se livrer à ce type d’activité peut perturber de manière très forte et la vie affective de la personne handicapée et celle de la personne qui l’assiste », craint-il.


  • Actualités cannabis

    Le cannabis possède des propriétés thérapeutiques pour certaines maladies comme la sclérose en plaques, l’épilepsie ou encore lecancer. Pourtant, en France, le débat sur le cannabis « récréatif » brouille les pistes et limite son utilisation : un seul médicament est disponible, le Marinol (le nom commercial du dronabinol), qui est peu prescrit par les médecins. La France rattrapera-t-elle son retard par rapport à ses partenaires européens ?

    L'intérêt pour le cannabis, ou chanvre indien, utilisé comme plante médicinale depuis l'Égypte ancienne, a été relancé dans les années 1990 par la découverte d'un analogue fabriqué par l'organisme. En effet, le cannabinoïde endogène est présent dans le cerveau des Hommes comme des animaux.

    Depuis, des dizaines d'études ont permis de confirmer le bénéfice du cannabis thérapeutique dans plusieurs cas : spasmes musculaires dans la sclérose en plaque et dans l'épilepsie, douleurs chroniques dans certaines pathologies neurologiques, stimulation de l'appétit ou encore prévention des nausées et vomissements chez les personnes atteintes d'un cancer. En outre, le cannabis pourrait s'avérer utile dans le traitement de l'anorexie, et même avoir un effet positif sur l'inflammation ou sur la pression artérielle. Des recherches se poursuivent pour confirmer son intérêt thérapeutique.

    Le cannabis thérapeutique, un sujet encore tabou en France

    Pourtant, bien que les vertus médicinales du cannabis soient de plus en plus reconnues par la communauté scientifique, son utilisation en France reste un sujet largement tabou. « Le problème est celui de la représentation que le grand public se fait des dangers du cannabis », explique le professeur Michel Reynaud, chef du service d'addictologie de l'hôpital Paul-Brousse à Villejuif, tout en regrettant qu'on ne tienne pas suffisamment compte en France des dernières données scientifiques.

    Législation du cannabis thérapeutique en Europe (2006). Le cannabis médical est principalement destiné à soulager les effets secondaires de certaines maladies comme la sclérose en plaques.
    Législation du cannabis thérapeutique en Europe (2006). Le cannabis médical est principalement destiné à soulager les effets secondaires de certaines maladies comme la sclérose en plaques. © Henry Salomé, Wikimedia Commons, cc by sa 3.0

    En effet, alors que l'usage médical du cannabis est d'ores et déjà une réalité dans plusieurs pays européens dont l'Allemagne, l'Espagne, l'Italie, les Pays-Bas ou le Royaume-Uni, ainsi qu'en Australie, au Canada et dans plusieurs États américains, la France reste extrêmement réticente. Un seul dérivé cannabinoïde, le Marinol (nom commercial du dronabinol), peut actuellement être prescrit pour le traitement des douleurs chroniques. Cela peut se faire dans le cadre d'une autorisation temporaire d'utilisation, une procédure spéciale réservée à des pathologies pour lesquelles il n'existe pas de traitement approprié.

    Pas d’autre dérivé cannabinoïde sur le marché français en vue

    De plus, la vaste polémique sur la légalisation du cannabis « récréatif » brouille encore plus le débat, et les médecins hésitent à prescrire le dronabinol. « Les prises de position ne sont pas rationnelles », relève le professeur Reynaud, qui reconnaît que beaucoup de médecins réagissent comme le grand public sur cette question. Le ministère de la Santé a pourtant fait un petit pas le mois dernier en demandant à l'agence du médicament (ANSM) d'étudier le dossier du Sativex (Bayer), un spray à base de dérivés du cannabis. Celui-ci est déjà disponible dans la plupart des pays européens pour soulager des patients atteints de sclérose en plaques. Mais pour qu'un dossier de demande d'autorisation de mise sur le marché puisse être déposé auprès de l'ANSM, il faudrait d'abord modifier un décret interdisant l'utilisation des dérivés de cannabis à visée thérapeutique.

    L’utilisation du cannabis dans les traitements en France a mauvaise réputation pour le moment, et reste donc encore difficile. Le retard de la France dans ce domaine met en relief la nécessité et l’importance de la diffusion de l’information scientifique au grand public.