Actualités - Page 19

  • NON AU REPORT DE L'ECHEANCE DU 1er JANVIER 2015

    NON au report de l’échéance

    du 1er janvier 2015

     

    La mise en accessibilité constitue une obligation légale depuis 1975, et un droit reconnu sur le plan international depuis 2006 (Convention de l’ONU relative aux droits des personnes handicapées).

    La loi du 11 février 2005 a fixé un délai de 10 ans, à compter de sa promulgation, pour rendre accessible aux personnes handicapées les établissements recevant du public, le bâti et les transports collectifs. A compter du 1er janvier 2015, la loi prévoit des sanctions pénales et administratives à l’encontre de tous ceux qui ne respecteraient pas l’obligation d’accessibilité.

    Or cette avancée législative majeure vient d’être remise en cause par le Premier Ministre, à l’occasion de la clôture de la concertation sur l’accessibilité, le 26 février dernier, s’appuyant sur le rapport Campion et proposant la mise en place d’Agendas d’Accessibilité Programmée ( Ad’AP ). Ces Ad’AP vont permettre de fait, le report de l’échéance de 2015, en introduisant des délais supplémentaires pour se mettre aux normes, sans encourir de sanctions, allant de 1 à 3 ans pour les établissements de 5ème catégorie isolés, jusqu’à 6 ans pour les établissements de 1ère à 4ème catégorie, tel que les crèches, les écoles et les transports interurbains et jusqu’à 9 ans pour les établissements complexes de patrimoine, comme les collèges, lycées et les transports ferroviaires.

    Ce report est inacceptable ! Il constitue une aubaine pour tous ceux, qui, depuis 10 ans, ont laissé filé le temps, traînant les pieds, refusant ainsi de se conformer à la loi.

    Nous demandons :

    -        le maintien de l’obligation d’accessibilité au 1er janvier 2015, avec, à l’instar de l’obligation  d’emploi des personnes handicapées, des pénalités de retard assujetties à des taxes foncières progressives et dissuasives pour les contrevenants.

    -        et un délai raccourci de 1 à 3 ans au maximum.

    Enfin est annoncé un assouplissement des normes relatives à l’accessibilité, sous prétexte de qualité d’usage.

    Là encore, nous redoutons un recul, tant les lobbies opposés sont actifs.

    Les élections municipales vont avoir lieu dans quelques jours. Il est donc indispensable de se mobiliser avant cette échéance. Mais aussi à l’occasion de l’avis du CNCPH et avant le rendez-vous avec le Premier Ministre le 2 avril prochain.

    Nous devons à tout prix peser sur les débats pour réduire notamment les délais et faire part du refus du monde du handicap face à ce report aux calendes grecques ! Comment accepter un rallongement du délai de 9 ans pour la SNCF, service public 

    Et tout cela avec un simple dispositif règlementaire par ordonnances ! C’est inadmissible !

    L’accessibilité constitue un enjeu majeur pour notre société : cela mérite un débat public et un vote de nos parlementaires. Dans moins d’une dizaine d’années, le nombre des personnes à mobilité réduite aura énormément augmenté dans notre pays, avec l’arrivée de la grande dépendance de la génération des baby boomers...

     Donner la priorité à l’accessibilité de nos villes et villages, c’est faire le choix d’un modèle de société ouverte à tous, plus  solidaire, plus citoyenne, plus tolérante où chacun a sa place. La crise économique a bon dos alors que la mise en accessibilité du pays traîne depuis 39 ans !

    Mobilisons aussi les associations de personnes âgées, concernées elles aussi par le recul de l’accessibilité, à l’heure où on leur promet un maintien à domicile ; mais comment faire quand le nombre de logements accessibles livrés décroit ? Ainsi que les parents avec de jeunes enfants, les femmes enceintes, …

    L’accessibilité pour tous améliore le cadre de vie et la qualité de vie de tous les citoyens, elle bénéficie à toute la population et apportera du travail…

    Depuis l’annonce du résultat des négociations sur les Ad’AP, le 26 février, les retours que nous avons d’élus, de citoyens ordinaires, sont inquiétants pour la crédibilité de nos associations : « comment vous, associations, n’êtes pas davantage mobilisés et comment pouvez-vous laisser passer de tels reculs sans vous manifester et rendre visible la colère de citoyens exclus ? » 

     

    N’ayant pas encore réussi à nous faire entendre, la parole doit se déplacer sur la place publique.  Aussi, il est important et urgent que les associations se mobilisent :

    -        donnent un signal fort dans le sens d’une mobilisation collective, à l’échelle des régions ou des départements, afin de construire cette société inclusive dont on nous parle tant et qui ne se concrétise pas 

    -        et relaient notre colère au CNCPH ! 

     

    Le Collectif APF Sud Aquitaine organise un point presse :

    Le Samedi 29 mars 2014 à 10 h, place de la Mairie à Mont-de-Marsan

    Nous vous invitons à vous activer concrètement sur ce sujet et nous comptons sur vous tous pour donner l’impulsion nécessaire !

     

    Pour le Collectif APF Sud Aquitaine,

    René CRESPO

    Représentant Départemental APF des Landes

    Membre du Conseil APF de région Aquitaine

     

    Les personnes handicapées en colère suivre le lien de Faire Face:

    http://www.faire-face.fr/archive/2014/03/14/les-personnes-handicapees-en-colere-maintenant-contre-l-acce-67507.html#more

  • SEXUALITE ET HANDICAP SANS TABOU

    VOIR LES CHOSES DIFFÉREMMENT - REVISITER NOS CERTITUDES ...

    Venez passer un bon moment de détente et d'humour au Pôle Culturel du Marsan Le jeudi 20 mars 2014 à 20h30.

    L'Association des Paralysés de France vous propose un spectacle réalisé par la Compagnie DIGAME.

    http://compagniedigame.over-blog.com/

     

    GRATUIT réservation indispensable

    Par mail resaapf40@gmailcom 

    Par téléphone 05.58.74.67.92

    Ou bien RDV directement à la Boutique Culture à Mont de Marsan

     

    THEATRE 2014 A.jpg

     

     

     

  • INTERPELLATION DES CANDIDATS AUX MUNICIPALES

     collectif interassociatif.pngA l’occasion des élections municipales qui auront lieu les 23 et 30 mars prochain, le Collectif Inter-associatif des personnes en situation de handicap des Landes interpelle tous les candidats aux élections municipales des villes de plus de 3000 habitants des Landes sur leurs orientations et projets pour une politique de proximité du handicap.

     Les personnes concernées par le handicap  représentent près de 10 millions de citoyens  selon l’INSEE.

     Les municipalités ont donc un rôle fondamental dans la prise en compte de ces citoyens et dans a mise en œuvre de la politique du handicap avec des enjeux liés à la citoyenneté, l’éducation, l’emploi, la santé, la solidarité, la famille, les sports et loisirs, la démocratie participative et d’une manière générale au « vivre ensemble ».

    Au regard des principales préoccupations des personnes en situation de handicap et de leur famille qu’il représente, le Collectif Inter-associatif interpelle tous les candidats autour de 10 enjeux de proximité par le biais d’un formulaire d’engagement à signer pour une politique

    Municipale inclusive et envoyé à chaque liste.

     

    Le Collectif Inter-associatif publiera les réponses obtenues sur blog de l’APF et au cours d’une conférence de presse.


     

     

     

     

     

     

    Le Collectif Inter-associatif:

    AFM-Téléthon (Assocition Française des Myopathes),

     AFTC (Association de Familles de Traumatisés Crâniens et de Cérébrolésés),

    ALSM ( Association Landaise des Sourds et Malentendants),

    APF (Association des Paralysés de France),

    Autismes Landes,

    AVH (Association Valentin Haüy),

    FNATH (Association des Accidentés de la Vie)

  • Actualités Accessibilité

     - Publié le 11/02/2014 à 11:57  logo-lepointfr.png

     

     

    Accessibilité des villes aux handicapés: constat  "accablant" malgré des progrès"

     

     

    Les villes ont fait des progrès dans l'accessibilité aux personnes

    handicapées,mais le constat reste "accablant" avec à peine plus

    de la moitié des écoles et seulement 42% des réseaux de bus

    accessibles, estime l'Association des Paralysés de France (APF)

    mardi en publiant son baromètre annuel.

    Les commerces de proximité, ainsi que les cabinets médicaux et

    paramédicaux sont également loin du compte, alors que la loi de 2005

    avait fixé l'objectif de rendre accessibles d'ici à 2015 les bâtiments

    recevant du public et les transports.

    Le gouvernement a reconnu en septembre que ces objectifs ne seraient

    pas atteints, et mené une concertation avec les acteurs publics et

    privés pour qu'ils s'engagent sur un calendrier de travaux

    (les "agendas d'accessibilité programmée"). L'APF craint cependant

    que ce dispositif n'entraîne "un délai supplémentaire inacceptable

    de 3 à 9 ans".

    Dans un communiqué, la ministre déléguée aux Personnes handicapées, 

    Marie-Arlette Carlotti, a précisé que "ces agendas demanderont aux acteurs

    qui n'ont pas pu se mettre en conformité au 31 décembre 2014 de

    s'engager sur un calendrier précis et resserré de travaux d'accessibilité,

    avec des sanctions en cas de non-respect".

    Sur la base de cette concertation, un projet de loi "d'habilitation" sera

    présenté au conseil des ministres, a-t-elle ajouté. "Dès son adoption

    par le Parlement au printemps 2014, une ordonnance sera publiée" pour

    compléter la loi de 2005 et ces agendas "entreront immédiatement en

    vigueur".

    Dans la 5e édition du baromètre de l'accessibilité de l'APF, Grenoble

    conserve la tête du classement avec une moyenne de 18,7/20, suivie

    de Nantes avec 18/20, tandis que Caen prend la troisième place

    avec 17,6/20.

    Aucune ville n'est sous la moyenne en 2013. En queue de peloton on

    trouve Digne-les-Bains avec 10,2/20, précédée de peu par Alençon et

    Chaumont (10,3).

    Un total de 95 chefs-lieux départementaux de France métropolitaine ont

    répondu, Paris ne l'ayant pas souhaité, précise l'APF. Sa note de 2012

    (13,2/20) la place en 64e position du classement 2013.

     

    La note moyenne nationale n'a cessé de s'améliorer en cinq ans,

    passant de 10,6 en 2009 à 13,04 en 2012 et 14,14 en 2013.

    Cependant, l'APF estime qu'un tel niveau, à quelques mois de

    l'échéance de 2015, est "un grave échec de la politique de mise en

    accessibilité de la France". Elle demande que cet "enjeu primordial" soit

    inscrit dans les programmes des candidats aux élections municipales.

    Elle souligne qu'"un tiers des chefs-lieux départementaux n'ont même

    pas la moyenne pour l'accessibilité de leurs équipements municipaux",

    Quimper obtenant la plus mauvaise note dans ce domaine.

    Certaines villes ont cependant connu "des évolutions significatives",

    reconnaît l'APF en louant le dynamisme de Poitiers et Mont-de-Marsan

    (+4,5 points de moyenne chacune), Dijon (+3,9), Nîmes (+3,6 points),

    Besançon (+2,9), Laval et Saint-Etienne (+2,7).

    Parmi les points positifs, elle note l'accessibilité des centres

    commerciaux, ainsi que des progrès pour les bureaux de poste, et

    dans l'accès aux piscines et aux cinémas.

    L'APF se concentre sur le handicap moteur et évalue les concepts suivants:

    "un cadre de vie adapté", "des équipements municipaux accessibles",

    "une politique locale volontariste", d'après des questionnaires remplis

    par les délégations départementales de l'APF et les mairies.

    Près de 10 millions de citoyens sont concernés par le handicap,

    rappelle l'association en soulignant qu'il faut y ajouter toutes les

    personnes à mobilité réduite (personnes âgées, femmes enceintes,

    parents avec poussettes, blessés temporaires).