27/01/2014

Web Actualités

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Un mannequin en fauteuil roulant, le bon coup de pub de Diesel

Emilie Brouze | Journaliste Rue89
 

Jillian Mercado dans la dernière campagne Diesel (Capture d’&eacute ; cran de Diesel.com)

Dans sa dernière campagne de pub, la marque de prêt-à-porter Diesel a, parmi ses top-modèles, la blogueuse mode new-yorkaise Jillian Mercado. Moins commun : elle pose dans son fauteuil roulant. La jeune femme de 26 ans, qui travaille pour le magazine We The Urban, est atteinte de dystrophie musculaire.

« Je suis convaincue que travailler dans l’industrie de la mode m’a fait prendre confiance en moi car on n’avait jamais vu quelqu’un en fauteuil roulant dans la mode », raconte-t-elle dans une vidéo.

Le rôle du handicapé

« C’est certainement un coup de pub, un coup de com’ », relève Pascale Ribes, vice-présidente de l’Association des paralysés de France (APF). « Mais c’est quand même positif. »

« Finalement, on dépasse le diktat de la beauté, du corps parfait. Enfin on considère que la beauté peut être représentée par une personne en situation de handicap. Ça reflète la diversité, ça permet de lever un tabou. »

Dans les rares apparitions de handicapés dans les pubs ou les programmes télé, ces derniers sont souvent cantonnés au rôle, bien lourd, de la personne qui a un handicap.

« Cet homme est différent... »

L’acteur trisomique Pascal Duquenne était, en 2009, la vedette d’un opérateur mobile, Simyo :

« Cet homme est différent, il ne paie ses appels que 19 centimes la minute. »

Plus récemment, un ancien candidat d’émissions culinaires, Grégory Cuilleron, né avec une agénésie de l’avant-bras, faisait la pub de planchas.

On se souvient aussi de l’athlète Oscar Pistorius, égérie de Nike ou d’un parfum de Thierry Mugler. Avant qu’il ne soit accusé du meurtre de sa petite-amie et que le groupe de cosmétiques français Clarins retire sa campagne.

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Actualités Landes

Landes : Vivre son handicap

Le portail Aide-Handicap accompagne les usagers et leurs proches dans leur recherche de solutions de prise en charge.

Vous accédez à l'ensemble des informations relatives aux établissements et services publics, associatifs ou privés intervenant dans le secteur.

Pour sélectionner la structure la plus proche de chez vous, vous pouvez lancer une recherche de proximité en précisant la commune de votre domicile.

Toutes les informations et adresses : http://landes.aide-handicap.info/

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22/01/2014

Actualités Enfants TV

17/01/2014  Faire Face

J’ai déjà regardé pour vous : Zone interdite dimanche sur M6, une enquête-choc sur les centres qui maltraitent les enfants handicapés

 

« Comment imaginer restituer une position de dignité à ces personnes si on les maintient dans ce contexte-là ? » « Ces personnes », ce sont des enfants polyhandicapés accueillis à l’Institut-médico éducatif (IME) de Moussaron, à Condom, dans le Gers. « Ce contexte », c’est celui d’un des bâtiments, vétuste, de l’IME où certains jeunes résidents sont mis sur des pots dans une salle commune, car les WC ne sont pas suffisamment nombreux ; sont lavés dans cette même salle commune, sans aucun respect de leur intimité ; dorment dans d’étroits boxes vitrés, fermés à clé, faute de place dans les dortoirs ; passent la nuit, pour la plupart, attachés sur leur lit, etc. Et cette question, c’est Eric Lemonnier, pédopsychiatre au CHU de Brest qui la pose.

L'équipe de Zone interdite, l'émission de M6, lui a montré la vidéo, réalisée en caméra cachée par une éducatrice de l'IME Moussaron, accusé de « maltraitance institutionnelle » par l’Agence régionale de santé de Midi-Pyrénées. Ces images, très dures, ont été tournées, à l’initiative du réalisateur Nicolas Bourgoin, avant que l’affaire n’éclate sur la place publique, en novembre, suite à la mobilisation d’un collectif. Mais son documentaire de 90 mn ne se limite pas au cas de Moussaron : il lève le voile sur les dérives maltraitantes de certains établissements accueillant des enfants en situation de handicap mental. Enfants handicapés, révélations sur les centres qui les maltraitent, sera diffusé dimanche 19 janvier à 20h50, sur M6.

 
http://www.m6.fr/emission-zone_interdite/videos/11339500-...
 
 

Des résidents « bourrés de médicaments »

Il nous emmène près d’Arras, dans le Pas-de-Calais, où se déroule le procès de trois éducatrices, accusées d’actes de maltraitance. On les voit frapper et humilier des résidents sur des vidéos tournées, avec une montre-caméra, par David un de leurs collègues, qui ne supportait plus leurs agissements. C’est lui qui avait alerté la gendarmerie, images à l’appui.

Le documentaire nous conduit également en Belgique, où les parents d’une jeune fille autiste, Eva, visitent les locaux d’un établissement, accompagnés du réalisateur, équipé d’une caméra cachée. Les locaux sont bien loin des normes françaises, et des conditions que pourrait offrir l’IME proche de chez eux… mais qui ne peut accueillir Eva, faute de place. 6 000 Français sont accueillis en Belgique, où le bon côtoie le pire, comme cette "usine à Français". « Ça peut être extrêmement rentable, confie cyniquement l’un de ses administrateurs, qui ignore qu’il est filmé. C’est pour ça qu’on parle d’usine » où les résidents sont « bourrés de médicaments », pour faciliter la tâche des salariés. 

Au moins 20 000 places manquantes en France

Ce documentaire-choc, extrêmement bien fait, dénonce également le nombre insuffisant de contrôles réalisés par les Agences régionales de santé dans ces établissements médico-sociaux, dont ils ont la tutelle, et les obstacles que rencontrent les salariés voulant dénoncer des actes de maltraitance. Et il donne longuement la parole aux parents : ils expriment tout à la fois l’amour porté à leur enfant et l'abnégation nécessaire pour s'en occuper, 24 heures sur 24. Ce qui les amène à vouloir trouver des solutions d’accueil, à temps plein ou temps partiel. Mais la France manque cruellement de places…  Au moins 20 000, selon les estimations de Faire Face. Tout juste peut-on reprocher au réalisateur de ne pas avoir pris le temps de bien montrer quelle prise en charge pouvait offrir un établissement de qualité, comme il en existe de très nombreux dans notre pays.Franck Seuret

 

13/01/2014

Actualités Sep

Sclérose en plaques : « Le Sativex offre une

alternative précieuse »

Le Monde.fr | 10.01.2014 à 10h56 • Mis à jour le 10.01.2014 à 11h19 |Par Chloé Hecketsweiler

 

Le professeur Patrick Vermersch, chef du service de neurologie de l'hôpital de Lillea suivi une vingtaine de patients dans le cadre de l'essai clinique sur le Sativex.

 

Le Monde : Que va changer le Sativex pour les patients atteints de sclérose en plaques ?

Patrick Vermersch : Il offre une alternative précieuse pour les patients qui souffrent de contractures involontaires des muscles (spasticité), et qui ne réagissent pas aux traitements habituels. Cette manifestation de la maladie est habituellement contrôlée avec du Baclofène, mais ce médicament ne soulage pas tous les patients. Ces symptômes sont très invalidants, perturbent souvent le sommeil, réduisent la mobilité, etc. Il y a eu beaucoup d'avancées dans le traitement de fond de la sclérose en plaques, mais de nombreux symptômes, comme la spasticité, ne sont pas toujours contrôlés pas les traitements actuels

 

Quelles sont les limites de ce médicament ?

Tous les patients n'y répondent pas positivement. Il faut attendre quelques semaines pour mesurer l'effet du traitement et décider de le poursuivre ou non. Des patients fragiles, qui ont par exemple des troubles de la mémoire ou des phases de dépression, peuvent avoir éventuellement quelques effets secondaires. Il s'agit des symptômes pas toujours bien visibles de la maladie et nous devons nous assurer qu'ils ne sont pas aggravés par le Sativex.

 

Faut-il craindre des abus ?

L'usage de ce médicament sera limité : quelques milliers de patients sur les 80 000 atteints de sclérose en plaques. En outre, il ne s'agit pas de donner du cannabis à nos patients, mais de leur délivrer un médicament au dosage extrêmement précis. La quantité de THC, la substance responsable de l'effet euphorisant du cannabis, est limitée et son impact modéré en raison de la présence d'autres molécules qui empêchent un phénomène de « pic ». Ce qui se passe dans les autres pays où le Sativex a été lancé est d'ailleurs très rassurant

08:28 Publié dans Actualités, Sep | Tags : sativex | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |