25/11/2012

Délégation Départementale

            *  Ils militent pour l'accès et l'accessibilité aux soins *

Les Paralysés de France ont tenu leur assemblée générale à Tartas. Tour d'horizon de leurs préoccupations.

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 Mr
 Mr Bernard Graciannette adhérent en situation de handicap et philosophe a remis un texte à ce sujet .

 
 

19/11/2012

Actualités Accessibilité

 

 

15/11/2012

Accessibilité : « Cette nouvelle campagne de l’APF rend visible ce qui n’est pas fait. »

accessibilité,handicap,apf,campagne,publicité,bddp&filsL'Association des Paralysés de France (APF) lance aujourd'hui, dans la presse, sur le Web et par voie d’affichage urbain, sa nouvelle campagne institutionnelle ciblée sur l'accessibilité. En pointant trois lieux publics -une mairie, une boulangerie et un bar- auxquels les personnes en situation de handicap ne peuvent pas accéder, faute d'obstacles, elle proclame : "Dites clairement que vous ne voulez pas de nous." Objectif ? Continuer à sensibiliser le grand public sur ses revendications pour une société ouverte à tous.

 

 

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 Trois questions à Olivier Moine, directeur de la création au sein de l'agence BDDP & fils qui a conçu et réalisé cette campagne.

Comment vous est venue l'idée de ce slogan "Dites clairement que vous ne voulez pas de nous." ?

La question de l'accessibilité, plus on y réfléchit, plus on voit, dans la rue, dans les lieux publics, tout ce qui n'est pas fait. En équipe, avec nos deux créatifs Aurélien Ung et Arnaud Ibanez, nous avons voulu traduire le sentiment de colère que cela pouvait engendrer chez une personne en situation de handicap. Ce n'est pas une phrase que l'on aurait dite il y a quinze ans. Mais aujourd'hui, avec l'échéance de 2015 pour l'accessibilité des lieux recevant du public et devant le constat de tout ce qui reste encore à faire et du peu de temps qu'il reste à force d'avoir traîné, c'est une phrase pour exprimer à la fois la colère et la saturation.


accessibilité,handicap,apf,campagne,publicité,bddp&filsSur chacun des lieux publics inaccessibles choisis pour cette campagne, vous avez en outre apposé un pictogramme qui signifie "interdit aux handicapés". Vous ne craignez pas de choquer ?

Aujourd'hui pour se faire entendre, il faut parler un peu fort, quitte à choquer. Les acteurs APF avec lesquels nous avons travaillé sur cette campagne le savent. Mais finalement, ce qui est choquant ce n'est pas ce pictogramme : c'est de comprendre que si on devait réellement l'apposer, on le verrait partout. C’est celui qu’on verrait le plus ! Ce qui est choquant, et même intolérable, c'est de rajouter un handicap environnemental à un handicap tout court.

La plupart des gens ne se rendent pas vraiment compte de ce à quoi sont confrontées, chaque jour, les personnes handicapées, à cause du manque d’accessibilité. Parce que, par essence, ce qui n'est pas fait ne se voit pas : il fallait donc trouver un moyen de le montrer. Cette nouvelle campagne de l’APF rend visible ce qui n’est pas fait.

Votre agence l’a conçue et réalisée gratuitement, pourquoi ?accessibilité,handicap,apf,campagne,publicité,bddp&fils

Quand on a l'occasion de défendre un propos qui nous tient à cœur, on le fait, avec l’APF, comme avec d’autres associations. Certes, nous vendons aussi des yaourts, c'est notre métier. Mais en tant que publicitaires, je pense que nous avons une responsabilité sociétale, que nous devons encourager à être responsable, et ce genre de campagne nous donne la possibilité de jouer pleinement ce rôle.

Propos recueillis par Valérie Di Chiappari - Photo DR


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Actualités

Mardi 19 Juin 2012 - 18h40

Prisons

 

Détenus handicapés : Jean-Marie Delarue demande des aménagements adaptés

 

Face à la surpopulation carcérale, le contrôleur général des lieux de privation de liberté (CGLPL) demande le rétablissement de la loi d'amnistie du 14 Juillet, notamment pour les prisonniers handicapés.

Distribution de médicaments à la prison de Montmedy (55)
Distribution de médicaments à la prison de Montmedy (55)

Jean-Marie Delarue, contrôleur général des lieux de privation de liberté (CGLPL) - prisons, centres éducatifs fermés, centres de rétention, hôpitaux psychiatriques - vient de publier une recommandation sur la surpopulation carcérale dans laquelle il tire la sonnette d’alarme en ce qui concerne les droits fondamentaux. Avec 67 000 détenus pour 57 000 places, la situation est en particulier désastreuse dans les maisons d’arrêt ; la dignité des personnes n’y est pas forcément respectée. « Traiter quelqu’un comme un animal » n’est pour lui pas acceptable. Afin de faire de la place et d'éviter les récidives favorisées par de telles conditions de détention, Jean-Marie Delarue propose l’amnistie pour certains détenus.

 

LES DÉTENUS HANDICAPÉS SERAIENT LES PREMIERS CONCERNÉS

 

La question de la santé est une problématique importante dans ce rapport, notamment pour les personnes en situation de handicap, comme l'explique Jean-Marie Delarue : "Nous avons été frappés et nous avons mené des enquêtes précises sur des cas individuels, concernant le sort des personnes handicapées en détention. D'abord l'architecture de la prison n'est pas du tout conçue pour abriter ces personnes. Deuxièmement, la vie collective de la prison n'est pas du tout prévue pour aider des gens qui sont en fauteuil roulant, qui ont des béquilles (moi j'en ai vu beaucoup) et, par conséquent, ces personnes-là souffrent non seulement de la détention mais du sort dans lequel on les tient. (...) Je crois que l'amnistie est envisageable, mais je crois qu'il y a surtout quelque chose qui s'appelle la suspension de peine pour raisons médicales. Force est de constater qu'aujourdh'ui, la suspension de peine pour raisons médicales, qui réclame deux expertises contradictoires, est utilisée de façon très peu fréquente. Par conséquent, beaucoup de personnes dont chacun pourrait penser que leur situation de handicap n'est pas du tout compatible avec la prison, y restent ; et je crois qu'il y a là des situations très peu enviables."

 

Ecouter l'intégralité de l'interview de Jean-Marie Delarue.

 

La photo est extraite du site Carceropolis , site d'informations et de ressources multimédia sur les prisons et le milieu carcéral de France.

Vincent Lochmann

04/11/2012

Accessibilité Maternité


Handicap et maternité : un film pour le dire

Pour le grand public et, paradoxalement, pour de nombreux professionnels de santé, il est encore difficilement concevable qu’une femme victime d’un handicap puisse être mère. On ne peut donc que le déplorer. C’est pour lutter contre les idées reçues et briser le tabou, que le film « Handicap et maternité » a été réalisé. Coproduit par le Groupe Pasteur Mutualité et la Mutuelle nationale des hospitaliers et des professionnels de la santé et du social (MNH), il donne la parole à de nombreux parents qui « sont des parents comme les autres », insiste Béatrice Idiard-Chamois.

 


Handicap et maternité : un film pour le dire

 
 


Béatrice Idiard-Chamois, sage-femme, a fondé à l’Institut mutualiste Montsouris (Paris) la première consultation dédiée aux couples qui désirent un enfant et dont l’un des conjoints est victime de handicap. Créée en octobre 2006, cette consultation reste unique en France, bien qu’elle commence à faire des émules. Comme le montre le film « Handicap et maternité »
1, elle est pourtant nécessaire. Les personnes victimes d’un handicap vivent en effet dans un environnement qui n’est pas conçu pour elles, voire qui leur est hostile. La conduite d’une grossesse, puis la parentalité, réclament une foule d’informations non seulement médicales, mais aussi juridiques ou sociales, notamment pour les prises en charge financières. Aussi les consultations sont-elles souvent longues (une heure et demi). Elles ne peuvent être menées que par un professionnel qui connaît bien ce domaine. Ainsi, Béatrice Idiard-Chamois a suivi de nombreuses formations spécialisées, et Sophie Serreau, sage-femme à l’hôpital de la Pitié Salpêtrière (Paris), a appris la langue des signes pour mieux communiquer avec ses patientes mal-entendantes.


 


MNH - Bande annonce du film Handicap & Maternité par com-video


Dans une organisation des soins dominée par le paiement à l’acte, en libéral comme à l’hôpital, les problèmes de financement des consultations sont aigus, souligne Edith Thoueille, puéricultrice à l’Institut de puériculture de Paris. Et les décalages entre les textes juridiques et la réalité sont énormes. Sait-on que la loi votée en 2005 impose que tous les établissements publics, y compris ceux dits de santé, soient accessibles « depuis la porte jusqu’au lit » aux personnes victimes de handicap au plus tard en 2015, alors que l’état des lieux actuel montre que les hôpitaux sont parmi les établissements les moins accessibles ? Et que tous les futurs professionnels de santé doivent suivre un module de formation au handicap ?

Car dans l’idéal, la prise en charge des mamans victimes d’un handicap devrait largement excéder celle effectuée par les établissements de santé et être assurée en grande partie par les acteurs de l’ambulatoire, sages-femmes libérales, professionnels de PMI et médecins de proximité en premier lieu. Un long chemin reste donc à faire...