18/03/2013

Actualités L’association CH(s)OSE


chose.jpgLe mercredi13 mars 2013

 

 

Communiqué de presse

 

COMITE CONSULTATIF NATIONAL D’ETHIQUE et ASSISTANCE SEXUELLE

L’association CH(s)OSE déplore une vision réductrice et ghettoïsante de l’assistance sexuelle !

 

Le Comité national consultatif d’éthique (CCNE) vient de rendre un avis défavorable à la question de l’assistance sexuelle pour les personnes en situation de handicap en France. L’association CH(s)OSE qui se bat pour un accès à la vie affective et sexuelle pour les personnes en situation de handicap dénonce un avis partial et réducteur ne proposant pas de solutions concrètes pour les personnes en situation de handicap n’ayant pas accès à leur corps. Cet avis est stigmatisant et ghettoïse les personnes en situation de handicap qui sont présentées comme « vulnérables » et « susceptibles d’un transfert affectif envers l’assistant sexuel ». Par ailleurs, l’utilisation du mot « patients » pour désigner les personnes en situation de handicap est une manière de leur ôter leur capacité de décision en faveur des professionnels du secteur médico-social.

L’association CH(s)OSE demande toujours l’ouverture d’un débat public sur ce sujet important et continue de militer pour la création de services d’assistance sexuelle afin de répondre à la demande des personnes en situation de handicap et de leur famille !

 

L’association CH(s)OSE déplore que le CCNE refuse d’envisager une exception à la loi réprimant le proxénétisme pour permettre la création de services d’assistance sexuelle afin de répondre à un besoin d’apprentissage et de découverte de l’intimité; de prodiguer une attention sensuelle, érotique et/ou sexuelle; mais aussi de permettre l’acte sexuel entre deux personnes qui ne peuvent l’accomplir sans aide.

 

Pour le CCNE la seule solution est de favoriser la rencontre. Cela ne se décrète pas et cela ne suffit pas pour répondre à la demande ! De plus comment permettre la rencontre pour des personnes dont les déplacements sont difficiles voire impossibles et qui ont besoin d’un tiers dans cette rencontre ? Et comment permettre l’acte sexuel entre deux personnes qui ne peuvent l’accomplir sans aide ?

Le CCNE ne semble pas tenir compte de la réalité des situations de handicap en France et continue d’entretenir une forme d’hypocrisie en laissant la porte ouverte à des initiatives individuelles qui ne garantissent nullement d’échapper aux abus. En dédouanant l’État de sa responsabilité, les risques ne sont pas éradiqués, bien au contraire.

Et même si la formation des personnels soignants et éducatifs à la sexualité des personnes en situation de handicap est absolument nécessaire (l’association CH(s)OSE le préconise aussi), elle ne peut en aucun cas suffire pour découvrir son propre corps autrement qu’à travers le soin et les traitements.

 

Il est également regrettable de constater que, pas une seule, fois l’avis ne fait référence à la santé sexuelle, à la fois vecteur d’épanouissement personnel et de réduction des risques. La question de la santé sexuelle des personnes lourdement handicapées n’est absolument pas prise en compte. Or la sexualité est reconnue comme une dimension fondamentale de la personne humaine, elle fait partie intégrante de la santé et de la qualité de vie.

 

Par ailleurs, évoquer la sexualité des personnes porteuses d’un handicap mental en prétendant qu’elles ont surtout besoin d’affection est injuste et dénote d’une vision angéliste de la situation ! C’est nier une partie de leur humanité aux personnes en situation de handicap.

Enfin, assimiler à tort l’assistance sexuelle à la prostitution, n’a rien d’un raisonnement éthique. Le film The Sessions, sorti récemment, permet de sortir des fantasmes autour de l’assistance sexuelle. Il montre les interactions entre les deux protagonistes, l’un en situation de handicap, l’autre assistante sexuelle. L’attachement qui se crée lorsque ces deux personnes se rencontrent n’est aucunement synonyme de vulnérabilité, comme le présente le CCNE, mais d’ouverture à l’autre.

 

Pour finir, l’association CH(s)OSE, après avoir interpellé François Hollande le 8 février dernier par lettre ouverte afin de lui demander l’ouverture d’un débat sur ce sujet, vient de recevoir une réponse de la Présidence de la République. Le Chef de l’État indique qu’il a signalé cette demande à la ministre des Affaires sociales et de la santé, Marisol Touraine. Pourtant, l’association CH(s)OSE s’était adressée à François Hollande après que Mmes Touraine et Carlotti ont refusé de recevoir l’association pour « contraintes d’emploi du temps ».

L’association CH(s)OSE déplore ce manque de considération du Chef de l’État et du gouvernement pour les personnes privées d’une vie sexuelle en raison de leur handicap et continue de militer pour la création de services d’assistance sexuelle en France.

 

 

L’appel pour dire OUI à l'assistance sexuelle des personnes en situation de handicap en France peut toujours être signée en ligne sur :

http://assistancesexuelle.blogs.apf.asso.fr/sign.html

 

 

 

 

Contact presse :

Evelyne Weymann :01 40 78 56 59–06 89 74 97 37

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Accessibilité droit de la femme

Journée internationale des droits de la femme : Pour que les femmes en situation de handicap ne soient plus doublement discriminées !

À la veille de la Journée internationale des droits de la femme, l’Association des paralysés de France (APF) tient à rappeler la double discrimination dont sont victimes les femmes en situation de handicap. En effet, selon la Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées, les femmes en situation de handicap font l’objet de discriminations multiples, fondées sur le sexe et sur le handicap, au détriment de leurs droits et de leurs libertés fondamentales. Il est beaucoup plus difficile pour les femmes handicapées – tant dans la sphère publique que dans la sphère privée – d’avoir accès à un logement adéquat, à la santé, à l’éducation, à la formation professionnelle et à l’emploi, et elles sont plus susceptibles d’être placées dans des institutions.

Par ailleurs, les femmes en situation de handicap sont aujourd’hui très peu visibles dans les politiques de lutte contre les discriminations.

L’APF a donc rencontré Najat Vallaud-Belkacem, ministre des Droits des femmes, pour faire le point sur la condition des femmes en situation de handicap en France et lui proposer des pistes d’amélioration pour lutter contre cette double discrimination .



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11/03/2013

Accessibilité Vidéo

Une idée originale de la délégation de la Vendée qui met en avant les obstacles QUOTIDIENS pour les personnes en situation de handicap.

Sont également mises à l’honneur les initiatives inclusives.

 


05/03/2013

ACCESSIBILITE POUR 2015 REMISE EN CAUSE ...

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Communiqué de presse

 Le vendredi 1er mars 2013

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Rapport Campion : un report déguisé de l’échéance d’accessibilité !

 

La sénatrice Claire-Lise Campion vient de remettre au Premier ministre son rapport sur l’accessibilité pour lequel l’APF a été auditionnée. L’association salue l’analyse fouillée et le travail réalisé par la sénatrice Campion, mais déplore que la mesure principale soit un report déguisé de l’échéance d’accessibilité du 1er janvier 2015 !

En effet, la mise en place d’agendas d’accessibilité programmés pour le 31 décembre 2014, « dont la durée de mise en œuvre pourrait s’inscrire dans une fourchette de l’ordre de 3 ou 4 ans, pouvant être reconduits 2 ou 3 ans », reporte, de fait, l’échéance d’une France accessible à 2022 ! Après une première loi en 1975, puis la loi de 2005 prévoyant l’échéance d’une France accessible en 2015, ce rapport propose maintenant une accessibilité pour 2022, sans sanctions financières et fiscales automatiques pour les acteurs privés et publics ne respectant pas ce délai !

L’APF demande une concertation pour connaître les suites que le gouvernement souhaite donner à ce rapport et discuter des mesures retenues.

 

En premier lieu l’APF tient à souligner le travail d’une sénatrice engagée qui a permis la réalisation de ce rapport. Parmi les 130 auditions réalisées par Claire-Lise Campion, l’APF a pu défendre ses positions en matière d’accessibilité. L’APF salue l’analyse approfondie réalisée et rejoint Mme la sénatrice sur la majorité des constats établis. Ce document comporte quelques mesures répondant aux attentes de l’APF et suggère enfin le développement d’une réelle politique publique qui veut mobiliser les acteurs à tous les échelons : local, départemental, régionale et national.

 

Cependant la majorité des mesures préconisées dans ce rapport sont largement insuffisantes pour que les acteurs privés et publics puissent aboutir à la concrétisation d’une réelle accessibilité. L’APF tient à exprimer son immense déception au sujet de ce report déguisé de l’échéance de 2015 ! Accorder un délai supplémentaire de 7 années est inacceptable pour l’APF et irrespectueux pour les 10 millions de personnes en situation de handicap qui se battent au quotidien pour pouvoir accéder aux biens et services de la société, comme tout un chacun !

L’APF rappelle que la loi handicap de 2005 demandait déjà l’élaboration d’un diagnostic et d’un document de programmation permettant la mise en œuvre des travaux d’accessibilité. Ces agendas d’accessibilité programmée sont une redite d’une des mesures de la loi de 2005, et pire, ils ne sont assortis d’aucune forme de sanctions en cas de non respect !

Des sanctions fiscales ou budgétaires, fermes et automatiques, doivent être mis en place dès le 31 décembre 2014 pour les acteurs privés n’ayant pas respecté la mise en place des agendas d’accessibilité programmés.

 

Par ailleurs, même si l’échéance de 2015 n’est pas directement remise en cause dans ce rapport, la mise en place d’agendas programmés pour le 31 décembre 2014 semble difficile à concilier avec une accessibilité effective au 1er janvier 2015 !

Près de 40 ans après la loi de 1975, ce rapport met en lumière les dégâts occasionnés par l’inapplication de 2 lois sur l’accessibilité et démontre l’attentisme de la majorité des acteurs dans ce domaine.

Ce rapport présente également d’autres mesures pour lesquelles l’APF fait part de sa plus grande réserve. Ainsi, l’association demande la mise en place d’une concertation d’urgence avec le gouvernement.

 

 

Contact presse : Evelyne Weymann : 01 40 78 56 59 – 06 89 74 97 37

11:04 Publié dans Accessibilité | Tags : rapport campion | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |