11/02/2013

Science Sep


Sclérose en plaques : les hormones masculines, un traitement d’avenir

 

Les premiers résultats ont montré que dans les deux cas, le cocktail hormonal a permis la régénération des oligodendrocytes, cellules qui constituent l’élément principal des gaines de myéline.

Les premiers résultats ont montré que dans les deux cas, le cocktail hormonal a permis la régénération des oligodendrocytes, cellules qui constituent l’élément principal des gaines de myéline.

 

 

 

 

Selon les travaux publiés dans la dernière édition de la revue Brain, des chercheurs français auraient montré que les hormones androgènes, telles que la testostérone et ses dérivés, pourraient permettre de traiter certaines maladies de la myéline, dont fait partie la sclérose en plaques. 


En France, cette maladie neurologique auto-immune chronique du système nerveux central touche plus de 80 000 personnes, et chaque année, 2 000 patients sont nouvellement diagnostiqués. Multifactorielle, la sclérose en plaques (SEP) se définit par une démyélinisation des fibres nerveuses, et se caractérise notamment par des troubles de la motricité. 

Entraînant une mauvaise circulation de l’information le long des neurones et une inflammation du système nerveux central (SNC), cette affection est particulièrement handicapante, d’autant plus qu’il n’existe, à l’heure actuelle, aucun traitement curatif. 

De nombreux travaux antérieurs avaient permis de montrer que les hormones jouaient un rôle dans la survenue de cette maladie. Toutes les études épidémiologiques le confirment : les femmes sont deux fois plus atteintes que les hommes. Par ailleurs, il a été constaté que les symptômes de la SEP étaient légèrement moins marqués chez les patientes enceintes. 

Partant de ces différents éléments scientifiques, Said Ghandour, de l’Université de Strasbourg, et ses collègues du Centre national de recherche scientifique (CNRS), en collaboration avec des chercheurs de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale et de l’Université Paris-Sud, ont injecté durant 6 à 9 semaines de la testostérone ou de la 7-alpha-méthyl-19-nortestostérone (MENT), une molécule de synthèse analogue, à des souris dont les fibres nerveuses du cerveau avaient été préalablement démyélinisées. 

Les premiers résultats ont montré que dans les deux cas, le cocktail hormonal a permis la régénération des oligodendrocytes, cellules qui constituent l’élément principal des gaines de myéline. Très vite, les chercheurs ont pu constater une remyélinisation des neurones du SNC des rongeurs. 

 Par ailleurs, ils ont montré que c’étaient les récepteurs des hormones androgènes qui jouaient un rôle essentiel dans la remyélinisation des fibres nerveuses. Ces travaux ouvrent de nouvelles pistes thérapeutiques pour lutter contre la SEP et les maladies apparentées. 

12:27 Publié dans Science, Sep | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |

Les commentaires sont fermés.